J’ai avalé mon histoire comme j’ai mangé la tienne, Poète, Sculpteur ou Peintre d’éternité au présent… Quel repas, dis-tu, avons-nous partagé ? À quand, et avec qui , le prochain ? On verra... On lira ... | Marie-Thérèse PEYRIN - Janvier 2015
L'enfant renversé
Madame, Lettre de Mars

J'écris aux Amoureux ...

Aujourd’hui se multiplient ceux qui croient qu’on se débarrasse des pensées comme on enlève les épaisseurs de vêtements sur le corps, en fonction des saisons. Voilà peut-être pourquoi l’habillement et ses innombrables variantes et modes ont autant d’importance dans nos rues ou même nos institutions. Stratégies et surenchères de séduction au risque de la mutilation et de la dépersonnalisation... Ambivalences perpétuelles entre singularité ou conformisme affichés.  On se donne le change, on change de vie comme de chaussettes. On ne les répare plus comme autrefois en les glissant soigneusement, l’accroc en dessus bien visible, sur l’œuf de bois à repriser. Aujourd’hui les pensées ne sont pas réversibles comme les cols, elles doivent satisfaire, elles font partie des produits consommables. La vie est trop courte pour la rendre pénible en s’embarrassant de contraintes physiques ou affectives, mais changer très souvent de décor, « s’éclater » comme ils disent, n’est pas  la voie royale de la sérénité. Si c’était vrai, comme disent les anciens, ça se saurait. User l’amour jusqu’à la corde ? Non ! Plutôt desserrer un peu les nœuds au fur et à mesure, mais réfléchir un peu avant de les trancher, tomber dans un glacier est si vite arrivé. On tient la main aux enfants pour qu’ils traversent les passages dangereux. On ne tient pas assez la main aux adultes. On leur fait confiance. Peut-être à tort ? Toutes les histoires d’amour finissent mal hurle la Dame Mitsouko. Peut-être à tort ?


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